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08/07/2014

J'ai chassé des licornes avec Ciel avec trou noir.

Livre de Caroline Alexander, Ciel avec trou noir paru en 2014 aux éditions M.E.O retrace la vie d'une jeune femme à la recherche de son passé.  J'ai reçu  ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par Babelio. Cet ouvrage coûte 20euros et possède 230 pages.



R  E  S  U  M  E

« Un jour, il y a très longtemps, un étrange bonhomme piqué d'ésotérisme a voulu établir mon thème astral. Comme je ne pouvais pas lui fournir l'heure de ma naissance, il s'est trouvé dans un drôle de casse-tête, mais il a quand même fait des tas de calculs savants, puis il m'a dit que dans mon ciel, il y avait un trou noir, un foyer "sacrifié" dès ma petite enfance...»
Ainsi commence le témoignage passionnant, l'enquête faudrait-il dire puisque Caroline Alexander est journaliste, d'une femme à la recherche de son passé. Elle est juive, et comme des millions d'autres enfants, elle a perdu presque tous les siens dans l'abominable « solution finale » programmée par le Troisième Reich. De Paris à Mönchengladbach, de Leicester à Bruxelles, se reconstitue peu à peu l'histoire d'une petite fille née dans un bordel, sauvée par une « maman Meta » d'adoption, et mise à l'abri alors que sa vraie maman disparaît dans le brouillard de la déportation. Où est-elle morte ? Et comment ? C'est la réponse indispensable à ces questions - car le deuil à ce prix - qui se dessine au fil d'une recherche menée pendant plus d'un demi-siècle, alors que les souvenirs affluent, mais aussi que la vie continue, les voyages, les rencontres.. « les amours, les emmerdes ... » et tout le reste.
Encore un livre sur les survivants du génocide ? Sans doute. Mais celui-ci sort de l'ordinaire. Il se lit comme un magnifique polar, où le drame n'exclut pas l'humour, d'où les couleurs ne sont pas absentes, et où, en tout cas, la note sonne toujours juste.

Jacques Bredeal.



• Je tiens à préciser que je suis fan ( pas une incollable ) incontestée d'Histoire, et plus précisément de la guerre, raison pour laquelle ce livre a su piquer ma curiosité. Je remercierai donc Babelio, saluant le succès de l'opération Masse Critique, mais également les Editions M.E.O pour l'envoi de cet ouvrage dans les plus brefs délais.

• Que vous dire ? Que dire de ce livre ? J'en attendais tellement qu'en le refermant la déception s'empara de moi. Autant la sublime couverture, illustrant un élément abstrait a su me charmé, autant le contenu du livre n'a pas eu le même effet... Le titre faisant écho au résumé, à ce thème astral semblant être le point de départ de son livre, donne envie de découvrir le récit de Caroline Alexander. Résumé alléchant, couverture intrigante, titre mystérieux, comment ai-je pu être déçue ?

• Dès le début, ce livre nous perturbe. Pas un chapitre ne se suit, une course chronologique inquiétant et troublante perdant plus que facilement le lecteur. Les noms des protagonistes sont rappelés ça et là, tout est assemblés sans réellement faire avancer quoique ce soit. Le thème astral dont on pouvait penser à l'origine de ce récit, se trouve relégué au second plan, tout se mélange, s'entremêle et se croise sans réellement aboutir à quelque chose de concret. D'autant plus que la longueur des chapitres est relativement - très - courte. Point positif ? Les illustrations en fin de parties et de chapitres. Point négatif ? L'incohérence. La lenteur des événements qui tarde à nous captiver.

• Je pense sincèrement que ce récit aurait put me plaire, m'émouvoir, mais il n'ne fit rien. Pas une seule émotion ne me traversa. Faute à quoi ? Sûrement pas au style d'écriture de l'auteure, qui nous offre sur un plateau une lecture fluide et agréable, à la fois douce et légère. Non, je pense que le manque de sentiments vient d'ailleurs. De cette absence de suite sans doute, ce décalage toujours présent entre le passé et aujourd'hui. Je me suis perdue, le voyage historique, raconté de manière entrecoupée ne m'a pas séduite. L'histoire du libraire, ce passage pourtant bref dans le passé prend des longueurs interminables et presque inutiles dans ce récit..
• Le seul passage vraiment marquant est celui relatant le témoignage de son cousin se livrant pour la première fois. Intéressant et vraisemblablement réel, j'ai été captivé par ce chapitre. Pour ce qui est du reste, assemblage de phrases, dont je ne me souvenais plus la seconde suivant, non la faute à ma bonne mémoire. J'aurai pu relire encore et encore cette suite de mots sans pourtant saisir leur sens... Peut-être n'ai-je pas perçu le message de l'auteur ? Les émotions transmises par sa quête, sa recherche du passé ? Je n'en sais rien, je n'en ai pas la moindre idée. Peut-être qu'un(e) autre que mois sera plus touchée que moi par cet ouvrage... Sans doute, sans nul doute.

On  retiendra la douce plume de l'auteur et le manque d'émotions (oui encore et toujours ce même mot, tellement absent .. ). Elle se souviendra aussi de ces belles illustrations présentes sur presque chaque page du récit, réalisées par les soins de Raymond Passauro. Et  elle se remémorera aussi cette chronologie bancale et troublante des événements.


1 commentaire:

  1. Je ne connais pas du tout, mais ça arrive que les livres ne nous plaisent pas ^^

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Merci de ton passage :)