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25 sept. 2014

Lecture mitigée avec No et moi.


Editions Le Livre de Poche     250 pages      Contemporain 


Je ne connaissais pas Delphine de Vigan mais j'avais de très nombreuses fois entendu parler de No et moi, ainsi que de son adaptation cinématographique. Tout ce qui touche aux surdoués me tient très à cœur et j'avais par conséquent envie de découvrir ce livre. Roman qui a tant touché la blogosphère.
Mitigé. Je partage un avis plus que mitigé.
J'avais plus que hâte de lire No et moi, mais sans doute en attends-je trop. Je pensais que ce livre me ferait prendre conscience d'une réalité que j'ignorais, mais ce ne fut pas le cas.
J'ai beaucoup aimé le côté réaliste et presque fataliste du récit. La misère touche tout le monde, n'épargne personne. Elle s'abat sur vous comme un ouragan sur votre maison, sans que vous ayez le temps de réagir. C'est ce qui est arrivé à No, une jeune femme ( fille ? ) sans repères, sans "amis". Son personnage est vraiment intéressant, enrichissant. Tout au long du roman, nous en apprenons davantage sur la condition des SDF, sur leur mentalité, leur passé.
J'ai beaucoup moins aimé le personnage de Lou. Surdouée d'accord, mais agaçante. C'est un stéréotype de l'enfant précoce, ce qui me met hors de moi. Plus je progressais dans la lecture, plus j'étais révoltée contre elle, son envie de vouloir faire changer les choses, sa quête démesurée du savoir. Et puis les parents qui laissent tout faire...vraiment impensable ! Surtout quand on sait ce qui est arrivé à Thaïs, comment peut-on laisser une gamine de 13 ans rentrer à je ne sais quelle heure ?
Cette histoire me laisse donc un goût presque amer dans la bouche. La rencontre de Lou avec No, leur amitié naissante et les moyens déployés pour venir en aide à No donnent un côté touchant et pathétique à l'histoire. On réalise combien le monde est triste.

C'est la fin de l'histoire qui m'a le plus dérangée... Qu'advient-il de certaines personnes? ...

On est capable d'envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l'espace, d'identifier un criminel à partir d'un cheveu ou d'une minuscule particule de peau , de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride , de faire tenir dans une puce microscopique des milliards d'informations . On est capable de laisser mourir des gens dans la rue.

Dans la vie il ya un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien: il est impossible d'arrêter de penser. Quand j'étais petite je m'entraînais tous les soirs, allongée dans mon lit, j'essayais de faire le vide absolu, je chassais les idées les unes après les autres, avant même qu'elles deviennent des mots, je les exterminais à la racine, les annulais à la source, mais toujours je me heurtais au même problème: penser à arrêter de penser, c'est encore penser. Et contre ça on ne peut rien.



3 commentaires:

  1. Delphine de Vigan est vraiment très forte pour nous montrer le réalisme de la société, je n'ai pas lu celui-ci mais les heures souterraines est vraiment très fort !

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    1. Certes elle est forte pour montrer le réalisme mais je trouve parfois que certains trains de caractère sont trop dans la caricature, ce qui est dommage :/
      Je note ce titre, merci :)

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  2. Ici aussi on ne voit pas la chronique...

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Merci de ton passage :)